Au commencement est le silence, la forme qui donne naissance. Banc de poissons a la rencontre d'autres bans, s'effleurant, se mélangeant un instant avant de continuer leur propre trajectoire. Répondre aux invitations par d'autres invitations. Sentir la comète voyageuse, s'instruire en elle.
Retrouver le sens de la parole une, bannir les pensées et images passées, oser l'absence, aimer le vide, s'y laisser prendre... laisser être, voir, ne rien vouloir, se précipiter sur les bords comme les vagues, ne plus penser a se retirer, aimer la terre, s'y retrouver.
La solitude est aveuglement nécessaire. Tournoyer sans cesse comme une forme vide que rien ne saurait remplir, chérir la tension voluptueuse qui est de tendresse infinie.
Laisser penser pour soi, suivre les échos qui résonnent au cœur. N'être rien qui fut pensé, entrer dans l'instant, s'y complaire dans l'absence. Soulevé par les miracles, les forces actives qui irriguent les vaisseaux de l'intérieur. Le mot doit servir a représenter la sensation douce qui le mène jusqu'à nous, il git alors la, dans l'atmosphère d'une passion dépossédée de sa flamme mais adoucissant les paysages d'une pluie légère et fine. Qu'il est doux de s'y promener et d'y récolter de nouvelles impressions. Envisager le monde dans la perspective de l'adoration parfaite. Ce qui ne fait pas sens ici bas ne fait pas nécessairement sens autrement.
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